Syrie, si rien ne se passe... Silence, on oublie. Ou presque.

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Une photo, au dessus du bureau : Alep, 1997. Prise pendant un voyage, en Syrie, lors d'un itinéraire entre Damas, Homs et Palmyre. En août 2011, j'avais écrit ce "post", sous Google Plus, intitulé "Ahmed, le Syrien", dans une série de 12 billets portant sur les mutations des processus de communication, au filtre des réseaux sociaux.

Mais depuis, le nombre de victimes de la répression politique du régime en place augmente quotidiennement, un veto de deux membres de l'ONU est passé par là... Syrie, si rien ne se passe, qu'adviendra-t-il d'Ahmed et des siens ? Faut-il penser que le travail de @acarvin sur Twitter , reste sans effet, ni conséquences diplomatiques et politiques ?

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Du quali au quanti, Twitter et les journalistes...

Il y a quelques jours, j'analysais les appropriations des réseaux sociaux par les médias Télévision et Radio, au travers des exemples de deux émissions. Dans ces cadres précis, les journalistes y tenaient la place à la fois d'animateurs de contenus et de liens avec des auditeurs ou des téléspectateurs, à travers la mobilisation de leurs comptes sur des marques de réseaux sociaux. Sur ces comptes, sur lesquels vie privée et vie professionnelle s'entremelent (entre work et leisure = worleisure), les journalistes ont diverses activités et tâches à accomplir de front.

L'Express examinait récemment cette même question, en tentant de la mesurer par une analyse quantitative, menée à partir d'un décompte du nombre de comptes Twitter de journalistes, "attachés" à un média particulier : Europe 1 semblait être en tête de ce palmarès des journalistes-twittant. Simple coïncidence, ou véritable stratégie éditoriale et communicationnelle ?

Multi, hyper, trans ? Quel(s) suffixe(s) suffiront pour décrire les logiques de circulation entre les médias ? La télévision à l l'épreuve du "trans"

Notes en cours pour le cours "innovations journalistiques et formes médiatiques" ==> premières pistes, à complèter

 

Le transmédia est le dernier avatar du discours d'accompagnement décrivant les mutations des médias et de leurs déclinaisons entre des supports aux usages supposés être complémentaires.

La télévision suit ce mouvement, toujours par la logique de l'alignement des modèles éditoriaux sur les techniques et leurs innovations successives (mouvement d'alignement évoqué dans les travaux de P. Moeglin, à propos des mutations des modèles éditoriaux).
Le dossier de Télérama portant sur les transformations radicales de l'ensemble du cycle de cette industrie culturelle particulière permet de dresser un panorama complet : arrivée de la TNT, fin du hertzien, entrée des FAI et des marques de réseaux sociaux... tous les pôles du cycle de vie du produit télévision sont touchés : production, édition, diffusion, réception, matériels se restructurent.

Dans cet ensemble en recomposition, quelles marges de manoeuvres pour les "journalistes" ?

 

Quelques sources :

1/ La marque à la Pomme relance le mouvement avec sa télé dite "connectée" et "sociale" : voir le lien proposé par B Patino à partir de ce compte twitter : avenir de la TV

 

2/Quelles sont alors les transformations en cours pour la télévision ? La télévision connectée n'est-elle que de "l'internet" versé dans notre "poste" traditionnel ? Réponses apportées par O. Cimelière :

http://www.leblogducommunicant2-0.com/2011/11/30/tv-connectee-et-contenus-une-magistrale-opportunite-mais-sous-condition-d%E2%80%99equite-entre-tous-les-acteurs-du-marche/

 

3/Des visions "futuristes" et prospectives mises en scène par un opérateur Télécom, qui souhaite également s'insérer sur ce secteur, en apportant sa capacité à maîtriser un réseau et à y verser des contenus et des programmes : voir l'appartement témoin de SFR, pour proposer une vie "connectée" où l'écran est multi-fonction et chaque fonction médiatique peut s'afficher sur... n'importe quel écran, y compris le miroir de nos salles de bains... Le mot d'ordre de la "nouvelle nouvelle révolution" annoncée : la télévsion, où je veux, quand je veux, sur tous les écrans.

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"Est-ce que vous avez appris quelque chose, Pierre"? "Oui, tous les mots" ... Parler de l'internet à la télévision et à la radio

Vivin, présentateur de l'émission : "Est-ce que vous avez appris quelque chose Pierre" ?
Pierre Palmade, invité : "Oui, tous les mots" (avec un petit sourire modeste)

 

Cette interaction entre "Vinvin" et Pierre Palmade, humoriste français a eu lieu à la télé, sur France 5, à l'occasion de la diffusion en direct, d'une émission, vers 23 h 40, ayant pour thème "le web". L'interaction positionne bien l'émission : elle semble se donner pour mission, à travers le canevas des invités, le choix de dispositif (décors, échange de paroles, monstration sur des écrans présents sur le plateau de reportages, de morceaux d'autres médias, présence d'un public, présence de journalistes experts, etc) et l'intégration de pratiques de communication importées des marques dites de "réseaux sociaux", de dire ce que sont, justement, ces réseaux et ces nouvelles pratiques communicationnelles. Dire l'internet, les nouveaux "nouveaux médias", en faisant, presque pareil qu'eux et en les racontant et montrant...

Deux émissions récentes, l'une en télévision, l'autre en radio, tentent d'intégrer la présence des réseaux sociaux dans leurs "concepts". Les dispostifs scéniques et les interactions des émissions "des clics et des claques" et "le grand webze" ont pour "matière première" et pour motif de débat les thèmes débattus à la fois sur Twitter et sur Facebook (voir à ce sujet et sur le processus discursif inverse : "Parler de la télévision sur Twitter" publié dans la revue Communication et langages)

Ces deux émissions ont aussi mis en place des moments qui consistent à la fois à "raconter" ce que sont les réseaux et à les intégrer à leurs "scripts" et "déroulés". Il s'agit dans les deux cas à la fois de dire les évolutions des modèles de communication, d'en décrire les pratiques, les usages, les acteurs et de s'en "servir" afin éventuellement d'occuper la case programmatique de la "sociologie des médias" trivialisée, qui permet à chaque média, chaîne de se poser en tant que média au dessus des autres médias, en média commentateur et intégrateur des mutations techniques et éditoriales, très liées aux mutations des modèles économiques, toujours dépendants de la ressource publicitaire.
Paroles d'experts ou de citoyens, d'acteurs engagés, d'individus lambdas servent donc de "matière première" pour dessiner de nouvelles thématiques, techniques ou analyser des sujets d'actualité et/ou de sociétés à l'aune des "communautés" d'internautes réunis par leurs différentes affiliations à des marques présentes sur les réseaux, se donnant pour objectif d'établir des "profils" d'utilisateurs.

Si "dire" l'internet et le décrire, pour en faire le commentaire et les prescriptions d'usages n'est pas une tendance nouvelle des médias anciens pour dire les médias émergents (voir les émissions Médiasphère, Cactus Actus, Plein Ecran, etc...), il est intéressant de constater que ces deux derniers dipsositifs sont similaires en ce qu'ils tentent d'intégrer à une logique éditoriale de flux, une logique médiatique de "club", poursuivant ainsi une tendance observée dans les médias à s'aligner sur les mutations techniques pour asseoir leurs modèles discursifs.

Le Grand Webze ==> http://www.legrandwebze.com/

Des Clics et des Claques ==> http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Des-clics-et-des-claques/Sons/Des-clics-et-des-claques-22-08-11-681095/

[remarque : fin et/ou transformations des magazines de programmation médiatique ? Chaque chaîne décline ses programmes, les annonce, produit de l'information autour d'eux, en "starifie" les animateurs, qui s'impliquent à titre personnel à la fois dans la mise en circulation des contenus et dans les interactions avec les publics et les différentes audiences susceptibles d'intégrer les dispositifs mis en place. Que restera-t-il à ces médias du commentaire et de l'analyse critique... si les programmes sont déjà vendus par les programmateurs directement aux audiences, sur quels contrats de communication retenir les usagers des titres comme Télérama, TéléLoisirs, etc)...]

 

Revenons aux deux émissions :


Ce mélange évoqué plus haut des logiques socio-économiques est l'une des caractéristiques de ce que les acteurs annonciateurs des transformations futures des pratiques et des contenus nomment le "transmédiatique".
Chaque média aurait ainsi désormais à intégrer toutes les formes possibles de canal en une seule marque, à décliner en fonction des supports, des usages, des consommations. L'information y serait captée une seule fois, elle aurait pour principale caractérique d'être fluide, sécable et "enrichie" par les éléments rajoutés et annotés par les récepteurs, également ainsi co-producteurs des contenus.
Le journaliste, dans le discours d'information médiatique, aurait donc un nouveau rôle à assurer, dans la gamme des gestes et postures décrites par P. Charaudeau : il serait ainsi tour à tour, ou bien tout cela en même temps "agrégateur", tout comme animateur, présentateur, questionneur, expert...

[Rappel : les différentes logiques : logique éditoriale, de flot, de club, de compteur, de courtage]
Voir les travaux de Pierre Moeglin portant sur les modèles éditoriaux dans l'édition éducative, ainsi que la description de la logique de club, par Ali Khardhouche (2003, sur le site de COMMposite, v2003.1 : La convergence entre les télécommunications mobiles et l'internet : vers une logique de club ?). Voir les travaux de P. Charaudeau, sur les modèles d'implication de la communication, dans son ouvrage Le discours d'information médiatique, paru dans la collection INA.

Quelles sont les modalités de l'intégration des réseaux, à la fois comme "source" (faire intervenir l'idée de réceptions à distance qui commentent le déroulement des émissions et qui agissent comme une seconde bande-son, un "feedback") et comme "ressource" (se nourrir des thématiques, des débats qui agitent les utilisateurs de Twitter, et éventuellement Facebook ou autre YouTube...) ?

Dans le cadre de deux cours de sociologie des médias (public de formation initialte et public de formation "inter-âge") j'aimerais ici lancer quelques pistes liées au suivi de l'émission numéro du "grand webze", le vendredi 25 novembre 2001.
Ces quelques notes peuvent être lues après visionnage de l'émission, en rattrapage, sur le site de France Télévisions.  Les lignes d'analyse peuvent être ensuite "appliquées", pour comparaison, et éventuelle constatation de variations, à l'émission au hashtag imposé, et donc institutionnalisé #dcdc (pour DesClicsetDesClaques).

Je ne me risque pas à me poser en "critique" ou "adepte" de ces deux concepts. Je tente d'en décrire les modalités de mise en situation et d'énonciation, à travers 5 remarques successives.

Première remarque : La logique de l'annonce, l'endossement du média par les animateurs et les "journalistes", à titre personnel

Les émissions sont "annoncées" en ce sens qu'avant même leur mise en audience (déroulé à l'antenne, en profération, pour le modèle "radio" ou en mise en caméra, pour le modèle télévsion), les différents protagonistes vont commencer à la dévoiler sur les réseaux : comme dans les blogs, la logique du "off", du "backstage" prévaut dans le récit de l'émission. Les réseaux servent alors à dire le contenu des interactions à venir, les postures que chacun compte adopter. C'est ce que certains appellent le "teasing" : dire, sans trop dire, attirer les différents publics, pour recoller avec la logique du "rendez-vous", liée au médiaplanning : rencontrer la "bonne audience" au bon moment n'est plus si simple dans une offre pléthorique. Jouer, attirer, dévoiler, s'impliquer : telles sont les normes émergentes des métiers de l'animation et de la présentation journalistique.

Le présentateur Nikos, ancien journaliste et présentateur de télévision, est ainsi dans cette logique, à travers son utilisation quasi quotidienne de son compte Twitter. Entre volonté affichée de maîtriser au plus près son image et nécessité du métier, mêlée au désir de faire passer quelques messages engagés, cette activité semble constituer une part non négligeable des gestes nécessaires à la réalisation d'une mission professionnelle complexifiée : portée par la mention "officielle", cette activité de présence sur les réseaux pour lier "langue" avec les audiences de niche, maîtriser son identité, est hybride, jouant des registres professionnels et personnels, les tissant au fil du temps de la "timeline" et du profil "facebook". Il se produit comme une "externalisation" de la communication du média, reportée sur les épaules de ces différentes composantes.
La production de "contenus" de marques-médias commence par des prises de parole régulières des différentes "figures", composant ces médias : experts, consultants, publics, managers et aussi journalistes et animateurs. Toutes les organisations rencontrent cette nouvelle logique communicationnelle : être à la source des informations et contenus qui circuleront sur elle. Comme au Brésil, pour lequel l'histoire politique a conduit les organisations et les entreprise à être aussi, des "médias sources" à côté de leurs activités de production, médias des sources analysés par Chico Santanna, de l'université de commmunication de Brasilia.

 

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Les sources d'information sont donc ici non seulement les "personnes" interrogées ou les documents explorés par les journalistes, mais aussi la structure médiatique elle-même, qui a un intérêt à faire parler d'elle, à faire parler autour de ses programmes, pour se valoriser et valoriser les informations, programmes et contenus qu'elle publie (voir les travaux de P. Schlesinger : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reso_0751-7971_1992_num_10_51_1926 portant sur les stratégies de la source d'information)

 

Les journalistes sont à la fois mis en exergue, mais repositionnés et institutionnalisés. Cette posture est celle du "chroniqueur", à la fois indépendant mais aussi relié à des collectifs rédactionnels, de manière ponctuelle et selon une temporalité limitée à celle du temps de l'existence d'un programme défini.

 

Deuxième remarque : La logique des journalistes "exemplaires", à la recherche de la parole "originale"

Les émissions se sont constituées autour de quelques figures jugées comme ayant eu une pratique innovante des réseaux sociaux, et ayant installé une "notoriété" autour d'un nombre conséquent de "followers" ou "d'amis", ersatzs de niches d'audiences, ou de publics à ramener aux "médias plus anciens", puis à convertir en futures potentielles ressources pour convoquer des paroles, des témoignages originaux, non convenus, et sortant des sentiers battus des "bons clients" des médias.

 

Troisième remarque : de la polyphonie des animateurs et des témoins au silence studieux des journalistes de studio

Ces émissions sont nécessairement polyphoniques : elles réunissent autour d'un ou plusieurs animateurs "stars" des réseaux et de l'internet (ayant eu des intuitions originales, ayant su proposer des "morceaux sérialisés" d'information décalée) des paroles diverses, orchestrées autour de l'encastrement de dispositifs qui permettent de faire intervenir tour à tour des personnes en plateau, de montrer sur divers écrans les nouvelles pratiques et d'intégrer la logique d'un canal de feedback, auquel on accorde la valeur du temps réel, pour assurer la présence de "journalistes" en arrière-plan.
Ces derniers ont pour mission d'assurer le lien entre le dispositif du média traditionnel et les utilisateurs des médias nouveaux : utilisateurs des réseaux, "twittos" et "facebookiens". Ainsi, dans l'émission de vendredi soir, sur France 5, ce rôle a été dévolu à quatres utilisateurs réguliers de Twitter et par ailleurs présents dans d'autres médias et institutions, porteurs de ces nouvelles pratiques, comme notamment  A. Baron (Le Nouvel Obs Plus) et A. Antheaume (Journaliste et chargée de produire des synthèses et des éléments de comparaison pour l'école de Journalisme de Sciences-Po, dirigée par B. Patino, par ailleurs également directeur des médias numériques pour le groupe France Télévisions) pour le Grand Webze, sur France 5.

Ce rôle passe par la mise en avant d'un terme désignant une pratique liée à Twitter : celle qui consiste à parler de la télévision, de ses émissions, en général, sur le dispositif, au moment où celles-ci sont diffusées. Les échanges se règlent autour du choix d'un mot marqueur, qui sert à réunir toutes les paroles tenues sur ces programmes : cette pratique est appelée "live-tweet", ou "tweet en direct". Cette logique de flux s'intercale donc au dispositif programmé et de stock qu'est par essence une émission. Si cette pratique est rapidement institutionnalisée par ces deux émissions, elle reste cependant confinée à une existence, sur le plateau télévisuel, à une présence en second plan.

Studieux, concentrés, assis, ces journalistes sont silencieux, ils sont des silhouettes, incarnant, de profils (Twitter et Facebook), le lien avec les audiences qui ne seraient pas directement nâtives du "média télévisuel", ils incarnent, en creux, la possibilité future d'une télévision connectée, dont le discours de révolution des médias semble faire le nouveau motif de changement radical.

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A la radio, cette pratique est relayée par la parole des animateurs, à la télévision, elle est signifiée par la présence des "journalistes"-twitterers (ou twittos) qui auscultent les prises de paroles émises, y réagissent, racontent l'émission. Une autre personne incarne sur le plateau du Webze cette logique se situant entre feedback et fonction phatique : faire le lien, donner un retour, réagir sur ce qui est entrain d'être produit. Florence Porcel, également installée sur Twitter, joue ce rôle de "madame standard internet", incarnant sur le plateau "la demoiselle du téléphone" qui regroupe et filtre les réactions reçues, animées et portées par l'équipe des "life-twitterers".

Ainsi, Vinvin et François Rollin, jouant respectivement les rôles de journalistes animateurs et commentateurs, vont s'appuyer sur ce groupe de journalistes, sur leur relai central pour poursuivre leur conducteur, le ponctuer de contrepoints. S'agit-il d'une "participation", d'une "conversation" avec les audiences ? Les réponses à ces questions semblent, à l'analyse, plutôt négatives. Les dispositifs encastrés permettent cependant d'incarner une relation à des audiences connues pour leur capacité à rapidement s'éloigner d'un programme et également connues pour leur consommation média en "multi-tasking".

 

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Florence Porcel animatrice de l'incarnation du lien avec les publics  : "ils "disent" que..."

Quatrième remarque :

L'ensemble de ce dispositif est un premier niveau de récit des mutations des médias, doublé d'une mise en visibilité des contenus de l'internet. Comme dans un programme similaire d'Al Jazeera (AJStream), il s'agit de cumuler les écrans et de nourrir ces écrans de contenus venus de l'internet : des captures écrans de Facebook, de Twitter, de vidéos, de liens et de reportages sur des thématiques dans lesquelles la mobilisation des réseaux est importante.

Les caméras suivent les regards des deux journalistes orchestrateurs, entourés d'un public présent en plateau : ce public est composé d'utilisateurs de téléphones portables, qu'ils consultent, penchés sur... le "live-tweet" de l'émission, peut-être ? Le public signifié suit le public à distance qui commente ce qui se passe sur le plateau, situtation entropique s'il en est. Pour l'émission de radio, cette situation d'auto-observation n'est pas identique.
Cependant, bien que l'émission se passe en studio radio, elle est aussi filmée : ainsi, les journalistes qui racontent se doivent d'être aussi, bien qu'assis, en situation d'apparaître à l'écran des utilisateurs d'ordinateurs, soit en direct, soit pour la rediffusion, en série, de chaque émission : les logiques éditoriales (proférer une émission à thème, à un instant t, dans une grille de programmes) rejoignent les logiques de flot et de club. Il s'agit de "saturer" l'écran, de le "vignetter", comme le souligne le compte L'Humour de droite, à propos d'une émission autre, TéléFoot, qui n'a pas pour vocation à "parler" de l'internet mais qui emploie les mêmes logiques scéniques et de dispositif "transmédiatique", à l'exception du "live-tweet".

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Saturation, vignettage : deux procédés des émissions qui "racontent" les médias émergents. Le reflet sémiotique de l'encastrement des différents modèles socio-économiques des médias "transmédiatiques" ?

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Le compte sur un "client" Twitter : une application, pour suivre le "compte" officiel de l'émission qui pousse ici le regard des utilisateurs vers les journalistes relayeurs, "pairs" de pratique.

 

Quel rôle alors pour les invités sur le plateau ?

Cinquième remarque :les candides et les Voltaires affranchis, qui font lien avec les "innovateurs", une répartition tri-partite des rôles

Pour Pierre Palmade, la posture est assez claire, puisque il sera par lequel les questions pour comprendre ce qu'est "le webze" viendront. Il est le naïf, le candide qui s'étonne des moeurs, des us et coutumes, des mots de ce webze, étrange contrée d'individus connectés.

Vivin et F. Rollin lui permettent, en ayant choisi des invités et sélectionné des reportages, de comprendre et de réagir, de commenter, de critiquer. Ils sont donc des passeurs, des "médiateurs". L'émission est donc, au delà de son thème portant sur des "formes d'innovations médiatiques", classique : le journaliste donne un sens, explique, raconte et assure les liens entre les acteurs sociaux. Il est celui qui donne à voir des "petits mondes", ainsi que le souligne une personne, connectée à Twitter, le soir de l'émission : @cattleg réagit et tweete  "les sujets dans cette émission #lgw sont traités avec un point de vue #gensduweb #journalistesweb et non par les médias traditionnels". Guy Birenbaum, David Abiker et deux jeunes femmes journalistes (Lise Pessac et deux fois sur quatre Agnès Léglise) jouent ce rôle pour l'émission Des clics et des claques, avec toujours cette logique en tension entre polyphonie en studio, soliloque sur le réseau. Voir à ce sujet la ligne de temps de Guy Birenbaum, qui ajuste cette double logique dans ce dispositif particulier : https://twitter.com/#!/guybirenbaum , double logique signalée également par Lise Pessac dans un tweet, à la lecture de ce même post :

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Quatre compte Twitter, une émission de radio, un dispositif d'intégration, lui-même fragment d'une grille de programmation : la grille d'Europe 1. Dans ce cadre, une partie de la communication du média sur lui-même est donc reporté sur le profil des animateurs et intervenants de l'émission

 

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Conclusion : les "innovateurs", des acteurs sociaux en réseau.

Si le message de l'utilisatrice dite "@cattleg" permet de mettre en exergue cette logique d'exposition de pratiques existantes dans une sphère médiatique émergente et concentratrice des autres pratiques médiatiques, il achoppe sur un point, celui des trajectoires des journalistes et experts "passeurs". Si ces derniers pratiquent effectivement les "réseaux sociaux" de l'internet, ils ont aussi des parcours et des trajectoires d'acteurs sociaux en réseaux (Voir les travaux de Vincent Lemieux, avec un ouvrage du même titre) traditionnelles des médias en général.

Leur mobilisation des outils de réseaux s'inscrit souvent dans une logique de construction d'une démarche professionnelle, qui désormais semble également passer par une logique de polyvalence, de valorisation de compétences de faire-savoir et de capacité à mobiliser les outils de la communication et du "management des contenus" (un blog, un cms, un site de microblogging, une marque de réseau social pour faire circuler et mettre en forme un article, une parole), un savoir-faire technique spécifique dans les métiers du journalisme en "réseaux". Ce savoir-faire est incorporé à la fois par les individus et les stratégies communicationnelles des médias et de leurs concepteurs.

Il permet aussi de répondre ponctuellement et partiellement à la question lancinate adressée à tout média : quelle est la "cible" ? Qui écoute, qui regarde et qui fait quelque chose avec le média ? Les journalistes sont alors le moyen d'apporter un filtre et une focale pour une visualisation possible d'une réception à l'oblique du média télévisuel et du média radiophonique. Les journalistes, au service du marketing des programmes et de la communication des médias sur eux-mêmes ?

Sont-ils alors, ces "journalistes" relayeurs, intégrateurs, encore en posture de filtres et surtout, porteurs d'innovations de formes et de points de vue ? On le constate, l'institutionnalisation des pratiques innovantes en matière de mobilisation des outils des marques dites de "réseau sociale" s'est produite en 2 à 3 ans, entre le moment de la "découverte" des possibles (notamment avec les "émeutes" couvertes depuis l'Iran, par le relai des tweets et des messages sur place) et les "chartes maisons" des médias, pour encadrer les pratiques remontées des expériences de terrain.

Nul besoin de "laboratoires" des médias, le journalisme semble avant tout toujours être une pratique en invention permanente, en "astuces" par la mobilisation des outils techniques, au filtre des fondamentaux de la recherche d'une information utile à tous pour "lire" le monde : la proposition d'un journalisme de géolocalisation proposée ici semble être révélatrice de cette vigilance et de cette curiosité nécessaires aux métiers du journalisme, dans un cadre médiatique en mutation : voir le sujet proposé par T. Mendès-France sur ce thème : http://tristao.me/blog-geolocalisation-et-journalisme

 

 

 

 

Des outils, des hommes et des médias : journalisme, de "nouvelles histoires" à raconter

Les usages des médias, leur émergence sont toujours accompagnés de discours, cherchant à explorer les voies possibles d'intégration des dispostifs dans les pratiques, aussi bien du côté des utilisateurs que des producteurs de l'information.

Ces discours d'accompagnement se trouvent présents à la fois dans les médias eux-mêmes (rubriques médias / décryptages) et dans des lieux de normalisation, d'institutionnalisation, comme les écoles, les centres de recherche, les entreprises.

 

I - Dire et projeter les usages et les pratiques : les imaginaires et les discours à l'oeuvre

 

L'actualité de fin d'année 2011 est riche de ces différents événements constitutifs de l'avénement d'une "société de l'information" dans lesquels les places des professions des médias sont discutées et évaluées. Ces moments sont souvent marqués par des visuels, des images marquant l'intégration "transmédiatique" des pratiques : la lecture et l'information sont enserrées dans un cercle technologique de dispostifs qui recomposent des fragments de médias et d'informations.

Différents éléments permettent d'observer cette mise en récit particulière :

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Invitation à une journée du SPM "tout se joue maintenant !"

 

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"Colloque" du CFJ : (Re)-penser le journalisme Innovations, vitesse, transparence

 

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Eléments communs :

- la présence de l'écran : la tablette, qui incorpore les autres médias, qui permet également de conférer et d'aider à l'émergence de nouveaux éditeurs (cf.  la journée du SPIIL, le 18 novembre)

- la fragmentation : ces médias sont des bribes, recomposées, l'information retrouve un sens dans la réception et la convocation par l'utilisateur à l'écran de cette mosaïque éparse

- l'agrégation : les outils logiciels portés par ces outils mobiles, permettent de veiller, sélectionner, archiver, rediriger... Le journalisme est une pratique "gestionnaire", procédurale, orchestratrice. Le flux et la technique comme règles et normes professionnelles ?

--> de nouvelles histoires de journalismes ? cf. les expériences relatées dans le NYTimes autour des expériences d'intégrations de CoverItLive, de Storify, etc

--> Tous ces éléments participent de la normalisation de l'activité d'information. Elles établissent un modèle de société de la communication dans lesquels les médias sont comme unifiés, de par l'interconnexion. L'homogénéisation est à l'oeuvre, les images constituées établissent un continuum informationnel, constitué de ce double principe de fragmentation et d'agrégation. La "conversation" devient dans ce cadre une règle de communication envisagée (cf. revue Communication et langages, La communication revisitée par la conversation, septembre 2011).

La tourmente économique invite l'ensemble des acteurs à une posture modeste, interrogative, on "observe", on expérimente dans des "laboratoires", qui accompagnent "l'innovation", on décrit aussi beaucoup les pratiques par des études de cas, des monographies mises en récit. Ces pratiques décrites concourrent à institutionnaliser rapidement des règles d'usages, à configurer des chartes, à intégrer dans des rédactions et des médias "managés" par le truchement des dispositifs. Les gestes professionnels ne sont pas observés, mais commentés. Il faut aussi noter que le travail est souvent "posté" (au sens propre, comme au sens figuré : derrière un CMS, l'article devient un "post"...), que le geste physique (déplacements, montage, collecte) s'efface au profit de la gestualité autour des dispositifs qui contiennent les logiciels et les applications de travail. Décrire les gestes journalistiques devient un terrain difficile d'accès.

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"Nouvelles pratiques du journalisme" : une "journée d'étude" à Sciences-Po, le 2 décembre, pour attribuer un Prix de l'innovation, en partenariat avec Google.

 

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OBSWEB : "l'observatoire" du web, le 2 décembre, également, pour "mesurer" les appropriations des usages...  Des rencontres croisées entre chercheurs, consultants, expérimentateurs

 

Même logique dans le partenariat entre l'Ecole Polytechnique et Cap digital, pour lequel il s'agit d'explorer "les perspectives" de la presse numérique, comme s'il convenait pour toutes ces instances de se positionner autour de cette thématique : http://www.polytechnique.edu/accueil/actualites/agenda/conference-perspective...

---> Une question professionnelle qui masque un changement de paradigme communicationnel ? Le média "communiquant" n'informe plus, mais il dissémine ? Des changements de pouvoir au sein des organisations médiatiques ?

 

Les questions restent nombreuses : en voici une liste...

Le mot "journaliste" agit comme un masque ? Qui porte le changement ? Qui a le pouvoir d'installer les nouvelles pratiques ? Sont-elles incorporées de l'extérieur, par l'effet de levier des nouvelles marques et des logiciels ? La prise de parole prolixe sur les réseaux, de la part de journalistes, n'est-elle pas au contraire la marque des contraintes fortes vécues dans des entreprises en changement ? Le journaliste est-il encore le "manager" de son équipe rédactionnelle ?

Toutes ces questions amènent à une nécessaire observation des pratiques de travail et à une description fine des gestes réalisés en contexte de production de l'information.

Surtout, elles amènent à s'interroger sur la "matière première de l'information" : à quel moment se produisent les travaux de contacts, de collectes d'information, d'entretien de la sociabilité et de l'échange avec des sources ? Quelles collaborations internes et externes existe-t-il encore dans le travail de l'information ?

Un colloque international interrogera ce travail de configuration, les 3 et 4 octobre 2012 --> http://www.eiris.eu/eiris/index.php?option=com_content&task=view&id=890&Itemid=1

 

Des réponses d'ores et déjà apportées par l'analyse socio-sémiotique :

 

1/Des pratiques représentées comme incertaines, exploratrices, et qui s'autorisent des approximations, de nouvelles collaborations : certains évoquent la fin du journalisme, la montée en puissance d'acteurs venus du monde de l'informatique, comme les "hackers", qui seraient alors les plus à même de pouvoir faire émerger l'information présente sur les réseaux, mais cachée, à faire surgir autour de visualisations et de collectes croisées.

2/Les structures de communication sont dans ces modèles éclatés, des univers s'encastrent, il y a des alliances objectives, se mettant en place entre médias émergents et médias plus anciens.

L'adjectif "transmédia" traduirait alors peut-être cette logique d'entente cordiale entre les différents acteurs : accords économiques, juridiques, et place attribuée aux journalistes sont alors revisistées, négociées ?

3/ Les pratiques sont attrayantes, parce qu'elles paraissent comme ludiques et exploratrices. Le mot innovation connote un univers libéré de contraintes dans lequel le journaliste est/devient entrepreneur ; il demeure un "artiste", autonome et créatif, dans un contexte pourtant morose : perte de confiance des lectorats, "affaires" dévoilées tardivement, entreprises médiatiques soumises à des emprises financières industrielles.

4/La régulation est également à la "croisée des chemins", à la fois dépendante des héritages sur les questions du "droit d'auteur", pour la France, et des règles de "surveillance", de développement des réseaux (Lois LCEN, Hadopi, règles d'usages du streaming sur les réseaux..)... L'activité de régulation est aussi également exposée publiquement, mise en scène lors des prochaines assises du numérique, qui se tiendront à l'université de Paris-Dauphine : http://www.assisesdunumerique.fr/

5/Dans ces jeux de contraintes, les usages linguistiques et les langages des nouveaux médias restent effectivement le lieu de marges de manoeuvre, de "jeux" entre les journalistes et les récepteurs.

Le rire, le "Loljournalisme" comme pratiques langagières de "compensation" ?

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6/La réception reste limitée : si le site chinois Weibo réunit 280 millions d'utilisateurs, Twitter en France semble réunir un cercle plus restreint (est évoqué le chiffre de 2.9 millions d'usagers). La confiance n'est pas un terme qui semble convenir à cet espace particulier de l'information bigarrée sur les réseaux.La vérification et l'authentification entraînent le développement de nouvelles pratiques d'observation et de fréquentation des sources numériques, qui demandent du temps, de l'expertise.

L'observation des pratiques est mutuelle, à la fois de la part des médias et des usagers. Pour certains l'intégration et l'institutionnalisation est plus ou moins rapide, autour de la logique dominante de l'écrasement des rubriques, du retour au rouleau de dépêches, autour des "walls" et autres "timelines". Le transmédiatique devient intermédialité : une propriété des médias à emprunter aux autres médias une forme énonciative particulière et à l'intégrer à son propre composite, sa propre logique.

Si la socialisation au métier passe actuellement par le levier des "outils de réseaux" pour faciliter l'intégration dans des équipes réduites, cette mise en exergue de quelques principes et dispositifs tend à repousser au second plan les analyses concrètes des situtations de travail, présentées par certains collectifs (les Djinn's, les forçats du web) comme un rythme de travail lourd, aux multiples activités. La polyvalence et la polyactivité portée par les outils de réseaux deviennent une norme professionnelle ? Les contenus informationnels s'en ressentent-ils ? La forme et les formes sont nombreuses, elles empruntent les unes aux autres.

Les formes, au détriment des fonds ? Quelle place pour l'information dans les démocraties contemporaines ? Ces nouveaux processus tissés de fragments et de participations croisées ont-ils pour corollaires démultiplication des prises de paroles et "mosaïquification" (néologisme peu heureux) de l'espace public (voir l'auto-portrait de Julien Pain, journaliste pour Les Observateurs de la chaîne France 24) ? Que deviennent blogs et autres lieux d'expression médiatique dans ce contexte d'uniformisation et de fluidication ? Ont-ils perdus leur capacitité "disruptive" du fait de leur intégration dans des énonciations plus globales dont ils ne maîtrisent nécessairement les cadres techniques ? Cette question pourrait être explorée dans l'axe 3 du colloque "l'information et la communication dans les enjeux contemporains de la mondialisation".

 

II - De nouvelles histoires à écrire ?

----> Sur les "réseaux sociaux"

Des visions parcellaires et subjectives, de la "reprise" avant toute chose, l'information circulaire.

--> Le contre-discours, celui de "la fin du journalisme", "la fin de l'information"

Un rythme haletant, le retour du "Je" du journaliste

---> Le site institutionnel, l'internet "premier", comme une base arrière, servant d'assise aux "applications" dérivées, remises en formes pour les outils des écrans. Le journaliste producteur d'un flux plastique de données à reformuler pour chacun des supports. Dans ces remises en forme, toujours présence des messages publicitaires.

Une mise en équivalence des discours à la fois dans la co-présence au sein d'un dispositif intégrateur et d'un unique écran de "collection" de toutes les énonciations médiatiques ? Succès du transmédiatique, et du format court (la lecture, une activité, toujours repoussée pour "après", la lecture des formes devient première). Le fragment, au détriment du document ? Voir le colloque de l'association française de sémiotique : http://www.afssemio.com/afs/2011/09/10/semio-2010-les-actes/

 

Dès lors, quelle est la "culture" du journal et la culture journalistique ? Que deviennent les normes et les représentations personnelles et professionnelles du métier ? Des formats hybrides en devenir ? Notamment dans la pratique des webdocumentaires :

 

A voir, pour prolonger l'analyse :

Tchernobyl. Retour à la zone. Bruno Masi

Manipulations. Davduf

Les webdocumentaires de S. Bollendorff

Le site blogtrotters

 

Le colloque "journalisme et culture" tentera notamment d'aborder ces thématiques et s'interrogera sur cette "culture du journal" : voir l'appel à communications

 

Mettre en forme l'information : le poids des dispositifs sur les choix éditoriaux, le leurre de la "conversation" ?

Université Inter-Âges, rappel de la succession des premières séquences

 

Cours 1 – introduction, les outils, les logiques, panorama des problématiques

Cours 2 – Les logiques partagées entre producteurs et récepteurs, les mêmes possibilités techniques et communicationnelles de part et d’autre du processus ?

Cours 3 – Vers un modèle unique de média ? Faire de la télé, de la radio, du « print » et de l’internet à partir d’un unique studio ? La question de la « newsroom », de la « tour de contrôle », autour des « synergies rédactionnelles »

Cours 4 – Quel futur ? Mettre en forme l’information, des dispositifs d’énonciations soumis à la logique des flux, le panoptisme journalistique ?

 

Faire du journalisme « de niche », l’exemple de Twit : voir l’émission Plein Ecran

http://videos.tf1.fr/infos/plein-ecran/plein-ecran-du-5-11-2011-la-tele-au-x-...

 

Le Cas de Twit, présenté par Cédric Ingrand, journaliste envoyé spécial en Californie. Il présente le travail de Leo Laporte, qui a inventé ce bouquet de podcasts dédiés aux nouvelles technologies, Twit.

 

Le point de départ : le tweet network, une chaîne d’information dédiée à la technologie

L’idée de l’inventeur du dispositif : Faire un nouveau média, gagner de l’argent avec la publicité

 

Twit : plusieurs studios, contrôlée par une console centrale tournante

-       Images

-       Sons

-       Skype

-       Des caméras grands publics, HD

-       Des bricolages pour faire des mouvements

Sous la régie, en sous-sol, des serveurs informatiques, qui numérisent l’ensemble des flux et des informations, traitements des sons, en podcasts, comme les éléments audios, vidéos.

 

 

Un investissement de 1 million de dollars , « pas cher à l’échelle de la TV traditionnelle », dit le fondateur.

 

Pas de course à l’audience, cible précise, servir cette cible très précise,

Pas de la « cuisine », mais on fait du « rôti de bœuf »

12 annonceurs principaux, qui permettent à l’entreprise d’être rentable.

 

Le Twit network – a rapporté 5 millions de dollars, 25 journalistes, au 10ème de son coût « normal », s’il était question de faire de la télévision traditionnelle, qui elle aussi s’essaie à ce type de pratique de flux : voir l’offre d’une application francetvinfo...

Le réseau social et les flux qu’il engendre est au cœur de la télévision, tout est produit en direct, avec un retour « direct » et qui semble comme non filtré, des commentaires des usagers.

L'argument du direct, de la "libre parole", comme dans le modèle de la "libre-antenne" des radios libres des années 80 en France.

 

La tv traditionnelle est celle du monologue // opposé au modèle de la « conversation » (voir le dernier numéro de la revue Communication et langages, portant sur la notion dite de « conversation » dans les médias contemporains, un nouvel avatar de la question de la place des publics et des logiques d’interactions dans les médias)

 

Nouveau média du dialogue, objectif de divertissement, écouter les auditeurs, les considérer comme une communauté, non pas comme des récepteurs passifs, qui ne peuvent intégrer la conception du média. Le média, comme « co-construction »…

Des idées à mettre à distance : le dispositif assigne une place, des places, il destine et enrôle selon des postures délimitées.

 

 

Rapport qualité prix abaissé ? Ou bien le rapport quantité prix abaissé ?

 

La mise en forme de l’information, que devient-elle ?

 

-    Reprise du modèle du plateau, omniprésence du présentateur, qui cumule plusieurs rôles : il explicite, il commente, il anime, il fait du lien : la parole laissée à l’utilisateur est celle du commentaire, du micro-trottoir, du témoin.

-       Il reste dans le rôle de l’acteur social, qui vit l’événement.

-       Commentaires sur la forme des émissions, uniquement ?

-       Commentaires sur les informations elles-mêmes ?

 

 

Les choix éditoriaux sont contraints par les dispositifs : vers un journalisme « panoptique », qui semble pouvoir être partout à la fois, qui s’entoure d’outils et de techniques, qui façonnent son identité, dans un rapport fort aux compétences de maîtrise des outils, des dispositifs et de ces normes émergentes d’intégration des flux.

 

Surtout, un modèle "transmédiatique" est promu, il élabore un modèle d'énonciation globale, dans une logique d'indétermination médiatique, qui pose question à l'ensemble des médias, mis en concurrence intermédiatique pour l'accès à la fois aux annonceurs et aux publics : voir l'article sur l'observatoire des médias : http://www.observatoiredesmedias.com/2011/11/15/francetv-info-ou-la-consecration-de-linfo-en-temps-reel/ ou encore la question telle que posée en forme de provocation par (à compléter).

Des cas en Télévision, voir le lancement de FranceTvInfo

http://www.francetv.fr/info#

Ou des pages d'Europe 1, autour de sa grille de programmes, de rentrée, le site oscille entre logique journalistique d'auto-critique de programmation et insertion des pratiques venues des réseaux sociaux

http://www.europe1.fr/ et l'émission #desclicsetdesclacs avec le #hashtag #dcdc

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Des-clics-et-des-claques/

 

La notion de discours d'escorte, ou discours d'accompagnement : toutes ces évolutions de contenu et de formes, de modèles économiques sont abondamment commentés par les journalistes et les parties prenantes, dans une logique de "plan de communication", mais également de façonnage des usages, dans le même temps que ces derniers sont observés à la fois par les acteurs des médias eux-mêmes et les chercheurs.

Voir l'ouvrage de Philippe Breton : Le culte d'Internet

Voir les travaux de P. Flichy, J. Jouët

Voir aussi les travaux de M. Callon et de B. Latour

Des exemples, à l'occasion du lancement de FranceTVInfo :

Sur le Figaro, portrait de B. Patino

Sur le Figaro, présentation des contenus

 

Quelles "valeur(s) ajoutée(s)" des outils dits de "réseaux sociaux" au journalisme ?

Les outils de la sélection et de l'annotation des informations présentes et circulant au sein de l'internet sont désormais souvent réunis dans une panoplie élargie : le lien suivant, renvoyant à un centre d'analyse d'un journalisme soutenable tente d'en dresser une synthèse, en forme d'un panorama d'expériences menées par des médias sur ces derniers mois d'actualité :

http://sustainablejournalism.org/socialmedia/journalism-social-media-examples

La valeur de l'information surgirait alors d'un certain nombre d'actions sur l'information, rappelées ici sur cette synthèse présente sur un site "Papier Brouillon", citant le travail de réflexion de l'Agence France Presse à propos des réseaux sociaux :

http://papierbrouillon.posterous.com/check-list-49

L'expérience très récente du site  Blogtrotteurs en concentre quelques-unes des pratiques

Une question demeure : comment s'assurer que ces travaux de collecte, de veille, de synthèse trouvent leur(s) audience(s) lorsque ces dernières sont également plus fragmentées et mobilisant aussi de leurs côtés, des outils de réception tous aussi divers ?

Surtout, la "curation" est-elle une pratique systématiquement créatrice d'une valeur ajoutée à l'information. Une réflexion d'un journaliste suggère le contraire : http://www.masternewmedia.org/what-makes-a-great-curator-great/

Un article paru récemment sur le site de la fondation du groupe Forbes estime alors que toute organisation qui cherche à communiquer et à informer (dans le secteur des médias, mais aussi dans tous les autres secteurs) se structure autour d'une plateforme unique de gestion de flux d'informations, intégrant les flux émanant des réseaux sociaux : http://www.forbes.com/sites/chrisperry/2011/10/27/do-organizations-need-a-chief-content-officer/

Comme dans une "salle de rédaction" unique et intégrée, que les anglos-saxons désignent sous le terme de "newsroom", comme celle filmée chez Twit, une entreprise de télévision connectée créée par Léo Laporte et visitée par Cédric Ingrand, de l'émission Plein Ecran, de LCI.

 

Que l'on pense à ce simple "post" : les cinq liens renvoient à des contenus déjà publiés ailleurs, mais leur rapprochement, dans l'espace éditorial du billet leur confère un sens nouveau, celui d'un questionnement autour de la valeur ajoutée du travail d'annotation et de montage, de raccord entre des bribes éparses d'information.

Un dernier lien , à la logique plus pragmatique : le guide de la "curation", sur le site de 01Net

Des médias, des outils et des hommes : intégration des mobiles, des tablettes et des réseaux dans les pratiques des journalistes

Des outils, des hommes, des médias

Réseaux sociaux, mobiles, tablettes

Dans les transformations des processus d’information et de communication

Université Inter-Âges Semestre 1 2011 2012

Valérie Jeanne-Perrier

 

Deux points de départ :

1/Une thématique dans l’actualité d’un journal de référence

http://twitpic.com/6ypgt0

 

2/ Mais qui connaît des mutations

Le Post est incorporé au « Huff à la française »

http://www.smartplanet.com/blog/global-observer/le-huff-post-to-revamp-french...

 

Introduction à l’ensemble des séances

 

Les séances auront pour objectif d’interroger les nouveaux rapports à l’information et à la communication, aussi bien du point de vue des usagers que des producteurs de l’information. Journalistes et utilisateurs/usagers des médias ?

 

Pourquoi ce double point de vue ?

S'établit une porosité et une circulation des outils entre ceux qui sont du côté de la production de l’information, en tant que professionnels des médias, et entre ceux qui sont situés du côté de la réception de cette même information. Certains outils restent « internes » aux organisations médiatiques, mais leur « logique » de fonctionnement, les processus médiatiques de circulation de l’information sont largement partagés et participent de la constitution d’une « culture technique médiatique », ce que Milad Douehi décrit dans son ouvrage « la grande conversion numérique ».

 

Les outils identiques circulent entre ces deux espaces de production et de réception :

 

-       --> des outils de production, de collecte, de mise en forme. La culture des CMS est un élément de la culture numérique actuelle : des outils en ligne, qui formatent et structure des processus et des formats, qui donnent des droits, des rôles dans le processus. La collecte dépend d’actes humains, mais aussi automatisés (les fils RSS, les « torrents », c’est la logique des flux à trier, à filtrer. Pour la mise en forme, les gestes sont aussi partagés. Exemple ScoopIt :

 

-       --> des outils de lecture, de diffusion. Avec un simple outil comme un mobile, on peut adopter la posture d'un reporter, pour l’internet. Bien sûr, pour certains médias, il y a des outils plus sophistiqués, qui permettent une « qualité supérieure », professionnelle du traitement de l'image et du son, mais la « culture visuelle » pour l’information d’actualité est moins exigeante sur la qualité d’une vidéo, d’un cadrage. Si un journal télévisé, tel q'un 20 h est encore un rendez-vous, qui formalise, qui institue, cette logique du rendez-vous du programme cohabite maintenant avec une autre logique, celle de la consommation de l’information quand nous le souhaitons, en flux d'images aux status variés, non nécessairement parfaits dans leurs réalisations. Ainsi, un tout récent article du Figaro revient sur ces manières de consommer l’information dans différents moments, sur différents supports : les utilisateurs organisent leurs parcours dans différents médias, comme le relève un observatoire d’un fournisseur d’accès.

 

 

Des pratiques, des imaginaires pour accompagner les usages

Tour à tour dans les séances, nous allons interroger ces outils, les ausculter, les analyser, dans leurs possibilités, mais aussi dans les imaginaires qui les accompagnent. Un média et ses usages sont aussi histoire de diffusion de discours et d’idées qui les façonnent, qui aide à se dire et à se construire comme médias : cet objet là, cette information là, cela peut servir à tel ou tel objectif, dans telle ou telle situation. Ces discours, ils sont d’ordre publicitaire, mais aussi médiatique : les rubriques « médias », décryptages », « technologies », innovations sont aussi les lieux d’un accompagnement discursif, de discours qui façonnent les imaginaires et ce que l’on peut faire faire aux dispositifs émergents.

 

Pour donner un premier exemple de cela, de cette nouvelle boucle entre émetteur d’un message et récepteur de ce message, on peut s’intéresser, dans cette première séance à l’environnement de la presse, des journaux, des magazines qui élaborent des circulations ou des opérations de couplage dans leurs stratégies d’apparition sur différents supports : un média, des médias, au sens de canaux qui permettent l’acheminent des contenus vers les publics, dans une relation aux utilisateurs. Le média tente d’être un référent, qui institue en quelque sorte un « contrat de communication » entre « lui », figure d’énonciation et un usager, figure de destination, et ce qui est plus nouveau dans des postures multiples d’usages. Les configurations de la réception ne sont plus uniques, mais composites.

 

-   Si les figures de la réception deviennent des composites, c’est aussi que les producteurs d’information sont tenus de tenir compte de l’élargissement de la panoplie des outils de consultation.

-      Ces dispositions nouvelles des outils sont les suivantes : ils sont des réservoirs, qui peuvent stocker des fragments, qu’on peut réarranger comme on le souhaite, on peut aussi les commenter, les faire circuler et en produire une nouvelle énonciation. En ce sens, la posture de réception est très active, on doit toujours, maintenant, en tant qu’utilisateur, non plus « lire », « écouter », « voir », mais on doit aussi « faire avec » : commenter, couper, relayer, faire suivre…

 

Ainsi, les « réseaux sociaux » sont des sites, sur l’internet, qui permettent, à partir d’un profil, de faire circuler des données, des contenus (pas toujours une information au sens strict du terme, dans le sens d’information d’actualité), avec un principe : on établit un profil, puis par « affinités » électives (on choisit quels autres profils on va suivre et on essaye d’être suivi) on reçoit et on repousse de l’information : ainsi, aujourd’hui, alors que Le Monde ne paraît pas sur le papier, en raison d’un mouvement de grève à l’imprimerie du journal, circule dans un format particulier, le PDF, ce même journal, sur le réseau Twitter, de proche en proche, d’utilisateur en utilisateur…

 

                                   Première et deuxième séances  : les outils de production de l’information, l'organisation des rédactions, des processus de production, entre "stock" et "flux"

 

Deux principes :

 

-       Si l’information est reçue sur de nouveaux supports, elle est aussi produite avec de nouveaux outils, toujours plus petits, mobiles, et surtout, qui fonctionnent tous autour d’un format unique : celui de la numérisation, ce qui permet une circulation sur l’internet, facilitée.

-       La capture numérisée permet de faire circuler d’un support à un autre une même information, dont la caractéristique principale est qu’elle devient labile : elle est devenue une matière numérisée, qui peut être fondue dans différents moules, en petites unités recomposées, elle rentre dans des petites formes, entourées de « boutons » qui permettent des actions sur elles : prendre un exemple d’un article sur un site d’information…

 

Dans ces séances, nous allons tenter de voir quels sont les outils de production de l’information qui sont disponibles sur les réseaux sociaux, puis nous intéresser au contexte d’insertion de ces outils.

 

Pour les outils de la production :

-       l’internet est une nasse : on trouve des informations sur les sites, il y a des annuaires, des institutions, des cartes. Couplées aux sources traditionnelles, ces outils permettent de mener l’enquête, de recouper, de vérifier, d’enquêter.

-       Voir Google Maps, google street view, et dataPublica

-       L’internet est un support : on peut rapidement diffuser une information, l’accès à la diffusion est facilité, la plupart des marques émergentes joue sur cette possibilité : contre des données qualifiées, « les profils », nous avons la possibilité de créer un espace d’expression.

-       Voir Twitter, Quora, Vibe, Facebook…

-       L’internet est un lieu de reprise et de circulation : à partir des contenus produits ailleurs, des outils permettent de recomposer l’information, de l’agréger et de la remettre en forme : voir Storify 

-

 

Ce sont quelques pistes qui permettent de dresser un premier paysage de la production : les outils sont riches, disponibles, non nécessairement réservés à des professionnels, ils accompagnent des reflexes journalistiques : enquêter, retrouver, vérifier, recouper, faire circuler, mettre en forme, indexer.

 

 

Deuxième principe de production, qui concerne le contexte même de cette production d’information, il y a des recompositions produites du fait de l’intégration du numérique dans la chaine de production : il y a des métiers comme celui de SR, de maquettiste qui sont intégrés dans la partie « rédactionnelle » de la fonction de journaliste, pendant que la mise en forme et les formats sont pensés par les techniciens, les designers, qui établissent les bases de données et les gabarits des sites qui vont s’adapter aux différents écrans.

 

Pour « produire » une information pour les mobiles ou pour les tablettes, on ne « refait » pas totalement la mise en page et la mise en forme de l’information : à partir d’une collecte d’information, des outils et des langages de programmation, des standards permettent une diffusion et une installation sur les écrans des mobiles et des tablettes.

 

Depuis quelques années, les langages de l’internet distinguent les éléments de forme et les éléments de contenus : une page à l’écran n’est jamais physiquement faite, elle est appelée par la connexion de l’utilisateur. Le langage HTML 5 accélère ce processus : il permet qu’un site s’adapte à l’outil qui va le recevoir. Ainsi, le site d’un journal, à partir d’une structure de production de contenus va rentrer dans une base de données qui va ensuite se décliner sur les différents supports d’usages.

 

Cela se traduit concrètement du côté des producteurs par une promotion active des marques de médias d’une marque « déclinée », toujours proposée dans un cercle de lecture circonstanciée, et par abonnements : la structure technique de production et de réception est sous-tendue aussi par des efforts pour déterminer des modèles économiques, dans lesquels la publicité reste centrale.

 

D’ailleurs, cette publicité et les acteurs de la publicité se sont aussi préparés à cette transformation : désormais, les agences ont intégrés des régies uniques, qui pour un annonceur « centralise » l’ensemble de la campagne de publicité, pour tous les supports, y compris les supports dits « viraux », « innovants » : les réseaux sociaux ne sont pas des espaces sans publicité, ils sont eux aussi pétris de cette immixtion permanente des contenus d’information et des contenus publicitaires.

 

Sous les coups de cette double mutation, les groupes de médias se resserrent, établissent des partenariats nouveaux, entre acteurs d’un secteur ou entre acteurs de la chaîne de production, comme AOL et Le Monde qui créent une déclinaison du Huffington en France :

 

 

Ainsi dans la PQR, est annoncée le 11 octobre 2011 une négociation entre deux groupes : communiqué de presse à évoquer.

 

 

 

Autour du Huffington Post, en France : synthèse du blog Presse-Citron

 

 

 Maintenant que nous avons posé ce contexte, regardons d’un peu plus près les outils disponibles, à chaque niveau de l'internet évoqué :

 

à internet comme une nasse : scoopIt

à internet comme un canal/support Posterous

à internet comme le lieu d’une « pollenisation », d’une reprise Facebook

 

 

Du côté de la « réception », que se passe-t-il ?

-       des supports papiers, des formats : mag, papier, mook…

-  des supports écrans, prévus pour des usages différents mais parfois qui cohabitent ensemble :

-       la télé, un programme, du stock et du flux

-       l’ordinateur, du flux, de l’information que l’on va chercher, mais qui nous arrive par des flux

-        le mobile, des « petites » informations, des petits messages, une logique interstitielle

-   la tablette, un usage intermédiaire, entre mobilité et sédentarisation : des livres, des magazines, pour un confort de lecture, des contenus, mais aussi du flux, mais uniquement pour recevoir, pas pour écrire.

 

Conclusions intermédiaires

objets sont nombreux, cohabitent et font aussi que l’usager devient un expert de sa consommation et de ses budgets temps. Et aussi remettent en cause l’idée d’une gratuité de l’accès à l’information : il faut se connecter, s’équiper, les abonnements aux médias semblent alors un coût exhorbitant. D’où les stratégies des fournisseurs d’accès qui montent au capital des entreprises de médias.

 

Nous n’irons pas vers l’analyse des modèles économiques mais vers l’analyse des structurations des organisations :

 

- des structures séparées, cohabitant, la logique de la complémentarité : Le Plus, Le Post

- des structures intégrées, dans un seul espace, autour d'un flux de nouvelles, la logique de la synergie rédactionnelle, autour d'une énonciation déclinée : Le Figaro ... La Tribune ?